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Ce livre m'a beaucoup plu et est aussi très agréable à lire.. Plus j'arrivais vers la fin, plus j'en ralentissais la lecture pour rester un peu plus longtemps avec les personnages attachants de ce roman.

Plusieurs générations se succèdent à la maison Au Bord de la Nuit, sur l'île de Castellamare, au large de Syracuse. Tout un petit monde y traverse l' Histoire et les progrès de la science, progrès économiques : guerre de 1914, fascisme, ouverture de la première banque, effondrement financier.... au milieu des ragots, des légendes, des malédictions et aussi des miracles attriibués à Sant'Agata, oscillant entre modernité et traditions.

 

Voici quelques phrases que j'ai retenues :

 

p. 139 «-Ici, à Castellamare, on ne s’est jamais mêlés de politique. C’est les affaires des Italiens, ça ne nous regatrde pas !
- Dans un an ou deux, ça sera passé, philosopha Gesuina. Et puis, tant qu’à être gouverné par des étrangers, autant ce Duce que les Espagnols, ou les Grecs, ou les Bourbons, les Arabes... ou que sais-je encore, ils y sont tous passés ! On n’a qu’à pas s’en mêler et continuer de vivre comme avant.»

p.144 «Dans les faits, jamais on ne ve»rrait les garçons s’approcher à moins de dix kilomètres d’une université ; ils aimaient trop les vagues, la nature et leurs parties de foot sur le parvis de l’ hôtel de ville ; ils ne supportaient pas de rester enfermés dans une salle de classe.»

p. 204 «Un crabe sortit de l’ombre et commença de s’y affairer, agitant ses pinces en rythme, telle une vieille à son tricot.»

p.318 «(...) On a toujours vécu de troc et d’échanges de bons procédés, ici. On aide son voisin quand les temps se font durs.»

«(...) mais je trouverais dommage qmue l’île renonce à sa tradition de solidarité juste parce qu’il y a de l’argent à la clé.»

p.320 «L’île figure enfin sur la carte du monde.»

p.535 «Elle* assaillit le café Au Bord de la Nuit, faisant grelotter lrs carreaux, se déversant des conduits et des rameaux de la terrasse dans un vacarme guttural.»

p.570 «- C’était pareil après la guerre, murmura Agata-la-pêcheuse. Il suffit que le monde ait des ennuis pour que les gens s’intéressent de nouveau aux miracles.»