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Quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ? Donc encore un livre de Karine GIEBEL

Ce livre m’a plu mais ce n’est pas le meilleur de l’auteur à mon avis.

C’est l’histoire de Jeanne qui travaille dans la police. Elle a une vie monotone, sans relief ; timorée, extrêmement timide, vivant avec sa mère, elle prend toujours le même train à la même heure. Sur ces trajets, un homme la repère et lui écrit pratiquement tous les jours. Mais c’est un tueur... qui lui écrit des lettres d’amour. La tempête va se faire dans la tête de la jeune-femme ; sa conscience lui dit de le dénoncer et son autre «elle» subjuguée par ses mots veut partir avec lui.... Dilemne.... Que va-t-elle faire ? Pourquoi cet homme tue-t-il ?

Pour ceux qui connaissent Marseille et ses environs, ce livre a aussi un intérêt car les trajets, les lieux, sont décrits....

 

p.12 : «Un courant d’air s’invitait par la seule fenêtre, apportant avec lui les bruits de la ville ; moteurs en surchauffe dans les embouteillages, concert de klaxons, le sport national à Marseille ; avec le foot, bien sûr !»

p.23 : «C’est pas parce qu’on nen pleure pas qu’on ne souffre pas.»

p.81 : «La mer est vraiment belle ce soir. Parée de millions de diamants ambrés, cadeau de rupture du soleil.»

p.86 : «-Putain de merde ! Y pouvait ps aller tuer ailleurs ? Y a trente-six mille communes en France et c’est Marseille qu’il a choisie, ce gros con !»

p.98 : «En levant la tête, elle tomba sous le charme d’un ciel bleu tendre. Une de ces couleurs qu’on ne voit nulle part ailleurs. Comme si l’écume blanche de la mer venait s’y mêler pour l’adoucir. Une de ces couleurs qui allègent le coeur, donnent envie de faire l’école buissonnière.»

p.106 : «Tout ça, sous le regard bienveillant de la Bonne-Mère, juchée en haut de son piédestal. Marseille, immense, chamarrée, cosmopolite. Généreuse. Exubérante et indisciplinée. Un caractère bien trempé, des saveurs particulières entre mer et collines provençales. Selon son humeur, on pouvait s’y perdre ou s’y retrouver. Mais toujours s’y attacher.»