tome 2

J’ai terminé ce deuxième tome sur un «ohhhhh ! nonnnnnn!», strident mais intérieur, surprise et horrifiée par la fin... J’ai aussitôt commencé le 3ème tome.

Notre américaine, Alice Burns, étudie donc à Dublin. Autre pays, autre ville, autres moeurs, autre histoire politique ... enfin il y a toujours l’omniprésence de l’alcool...
C’est aussi, après les Etats-Unis, l’Irlande des années 1970 dont nous parle l’auteur

 


p.55 : «On se plaint tous de nos chaînes; mais c’est nous qui les forgeons.»

p.61 : «Mais -et je commençais à m’en rendre compte- ce n’est qu’une fois au pied du mur qu’on apprend à se montrer inventif. Ou du moins à se réinventer.»

p.62 : «Tout ce qui m’arrivait était-il simplement le fruit des circonstances, ou avais-jr, par le biais de mes choix et de mes actions, un certain degré d’incidence sur le cours des choses ?»

p.63 : «C’était donc ça, la vie d’adulte ? En grandissant, nous prenons des décisions que nous n’aurions pas prises si nous n’étions pas asphyxiés par le sentiment d’être redevables envers nos parents, qui nous ont donné naissance, nous ont nourris, vêtus, éduqués...»

p.89 : «Quand il a trop bu, ce type ferait des avances à un lampadaire.»

p.96: «- Il n’y a qu’une vraie New-Yorkaise pour poser ce genre de question.
-Je suis trop directe, c’est ça ?
- Les gens d’ici tourneraient autour du pot pendant des heures, et attendraient que l’intéressée ait quitté la pièce pour déchaîner leur langue - c’est comme ça que ça marche, dans notre petit pays.»

p.156 : «Notre vulnérabilité en cas de crise nous force à nous unir, à agir en communauté, mais, dès que l’urgence est passée, chacun bat en retraite vers son petit espace privé.»

p.160 : «L’océan, en revanche, était déchaîné, et heurtait la grève avec un bruit de cymbales affranchies de toute direction d’orchestre.»

p.165 : «La famille ? La fable idéalisée d’un bonheur commun, démentie par la confusion et les errements de la réalité ?»

p.229 : «A seize ans, tu ne te rends pas compte à quelle vitesse la vie va te filer entre les doigts. Chaque année qui passe te paraîtra plus courte, et tu finiras par redouter le calendrier et la notion même de temps. Crois-moi, quand j’avais ton âge, je trouvais les années longues : entre la rentrée et le début de l’été suivant, c’était comme une éternité. Maintenant, je cligne des yeux en septembre, et voilà qu’on est en juin. Partout, depuis toujours, tous ceux qui ont vécu se sont posé la même question : comment le temps peut-il passer si vite ?»

p.370 : «Elle avait peut-être choisi d’ignorer l’évidence parce que c’était moins douloureux. On ne voit que ce qu’on veut voir. On n’entend que ce qu’onn veut entendre. Et on préfèe devenir myope, voire aveugle, plutôt que de poser les yeux sur la vérité qui se trouve juste devant nous.»

p. 320 : «ça me rappelle une phrase d’un écrivain, John McGahern, je crois, qui dit qu’une mère casserait les bras et les jambes de ses enfants pour leur rester indispensable. Mais il parlait des mères irlandaises.»

p.321 : «Je ne m’étais encore jamais trouvée si près de soldats armés -encore moins dans une zone de guerre-, et ç’a généré en moi une pointe d’angoisse, l’impression persistant que j’avais fait quelque chose d’illégal. Etait-ce une sorte de tare familiale que de se sentir coupable à la moindre occasion ?»

p.323 : «Il avait le profil de ces jeunes en manque d’instruction qui voient l’armée comme une échappatoire au travail à l’usine, ou au chômage.»

p.338 : «Que ce soit en famille ou en société, le malheur est un choix.»