41MZHPlpjUL

«Sud-ouest de la Chine, années 1990.À la Source de Printemps, sur le mont Nannuo, la culture du thé rythme la vie des habitants depuis toujours. Loin de connaître les progrès sans précédent qui se propagent au reste du pays, les Akha perpétuent des méthodes de récolte archaïques et des principes religieux très strictes. Li-yan, première personne de sa famille à savoir lire et écrire, rejette les traditions qui ont jusqu’alors façonné son existence. Sur le point de débuter la formation qui fera d’elle la prochaine sage-femme de la vallée, elle décide de poursuivre ses études malgré les réticences de la communauté. Malheureusement, lorsqu’elle doit faire face à une grossesse non désirée, la loi akha tombe, et Li-yan n’a d’autre choix que tout abandonner – jusqu’à son enfant, qu’elle dépose sur les marches d’un orphelinat, accompagnée d’une galette de thé. Les années passant, le souvenir de cette tragédie la hante, tandis qu’à des milliers de kilomètres, une jeune femme se lance à la recherche de ses racines…»

 

Traditions, évolution de la Chine, fond historique, description magnifique de paysages, ce roman est passionnant, dépaysant, extrêmement bien conté et documenté... et je l’ai fini à regret

p.71 : «Le riz sert à nourrir. Le thé à guérir. Souviens-toi toujours que la nourriture est un médicament, et qu’un médicament est de la nourriture, dit A-ma. Si tu prends soin des arbres, les arbres prendront soin de toi.»

p.75 : «J’aime ma mère et je suis reconnaissante qu’elle ait sauvé mon amie, mais j’ai toujours du mal à comprendre. En regardant ce jardin, je ne vois pas des remèdes qui redonnent la santé, mais une superstition et des traditions qui font souffrir les gens.»