Abandon de lecture
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Non pas parce que je n'aime pas, mais parce que je dois le rendre à la médiathèque. J'ai bénéficié d'une prolongation parce que je n'avais pas eu le temps de le lire ; là, je n'ai pas le temps de le terminer.
Résumé :
" Je m'appelle Milanollo, né en 1728 et fils d'Antonio Stradivari. J'en ai connu des aventures, en presque trois siècles : d'abord baptisé Coucher de soleil par Jean-Sébastien Bach, puis offert au Régent, j'ai fait vibrer la cour de France. Mais j'ai aussi vécu des moments douloureux : on a tué pour me dérober. Puis j'ai voyagé avec Viotti vers l'Angleterre, où j'ai croisé Dragonetti, Paganini et Maria Milanollo.J'ai ensuite continué à traverser l'Histoire dans les mains de nombreux virtuoses. Et aujourd'hui ? Je vous laisse savourer mes derniers chants, dans la magie du coup de théâtre que referme ce livre. "
Ce que j'en pense :
Livre très bien écrit -les phrases sont très belles- et intéressant. Original puisque c'est le violon qui raconte.
Ce que je n'ai pas aimé cependant c'est l'édition qui n'est pas pratique lorsqu'on veut lire dans son lit, et les caractères très gros :
Si je le trouve en livre de poche, je l'achèterai pour en continuer la lecture et le garder.
Extraits :
p.12 :"Mais n'anticipons pas, j'ai tout mon temps pour vous égrener en majeur les triples croches de ma longue existence."
p.42 : "Un violon a beau être le meilleur, l'oeuvre du plus célèbre luthier, posséder en dehors d'une forme parfaite un son inégalé, s'il n'est pas joué durant un long moment ses fibres d'épicéa se durcissent, son manche d'érable perd sa brillance, ses éclissent souffrent. Il se peut même que l'instrument perde son âme, ce petit tourillon de pin placé entre la table et le fond."
p.56 : "Je ne savais pas encore que durant toute ma vie, je serais ainsi escorté, surveillé, gardé comme le Saint-Sacrement et que ce serait à la fois aussi flatteur que pénible."
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