J'ai enfin terminé ce livre : 

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Mais c'est un tel embrouillamini dans ma tête que je ne sais même pas ce que je vais pouvoir dire dessus....

1ère partie : "Cité de verre"

A plusieurs reprises,  j'ai voulu laisser tomber l'ouvrage mais en insistant un peu il y avait un regain d'intérêt plusieurs fois renouvelé.... qui m'ont amenée jusqu'à la fin....

Le début est prometteur : "c'est un faux numéro qui a tout déclenché..."

Des passages qui m'ont ennuyée : sur le mythe de Babel (un chapitre entier tout de même), les rues que prend Quinn lors de sa filature (2 pages !), la digression sur Sancho Panza....

L'histoire : un écrivain qui a plusieurs pseudo, dont les "promenades les plus réussies étaient celles où il pouvait sentir qu'il n'était nulle part",  à cause d'une erreur téléphonique qui l'amuse, se voit promu en Paul Auster, détective... S'ensuit donc surveillance, filature... qui n'aboutissent à RIEN ! tout le monde disparait....

2ème partie : "Revenants"

Je me dis ; " cela commence bien !", les noms des personnages ne sont que des noms de couleur : "Brun l'a initié, lui a appris les ficelles et, lorsque Brun s'est fait vieux, Bleu lui a succédé (...) Blanc franchit la porte..."

Après tout qu'importe ! Le lecteur est emmené par l'écrivain.... Bleu doit filer Noir et donner un rapport hebdomadaire à son patron.. Mais n'est-ce-pas Noir qui file Bleu en fin de compte ? Bref ! on suit l'histoire qui se termine encore par "Et à partir de ce moment, nous ne savons plus rien" !!!!

 

3ème partie : La chambre dérobée"

Pour moi ce fut la partie la plus agréable à lire ; je retrouvais une narration "classique"... mais là encore tout s'efface, le cahier rouge est déchiré page par page, il n'en reste plus rien....

 

J'ai essayé de trouver des critiques de personnes l'ayant lu pour trouver une explication à ce livre, en vain ; il y en a peu et cela ne m'a menée nulle part...

Toute cette lecture pour rien ?  en y repensant, on peut trouver beaucoup de thèmes cependant induits par des phrases telles que :

- "rien n'est réel sauf le hasard."

- "Le sujet, c'est l'histoire même, et ce n'est pas à elle de dire si elle a un sens ou pas.

- Chaque pseudonyme permettait d'avoir une vie indépendante, distincte de l'autre... Ce qui peut amener au destin, au hasard: qu'est-ce qui fait que l'on prend une voie plutôt qu'une autre ? et si on avait pris l'autre, que serait-il arrivé ?.....

- qu'est ce que la vérité ? "Pour que notre livre soit droit et véritable, sans nul mensonge, nous vous donnerons les choses vues comme vues, et les entendues comme entendues." Quinn rapporte tout dans un cahier rouge...

- la solitude peut-être ;  les personnages n'écrivent que seuls, dans des genres de cellules monacales ; rien dans le décor ne peut les distraire... seulement leurs pensées...

 

En somme je ne suis pas mécontente de l'avoir lu, pas mécontente aussi de l'avoir fini... mais je reste sur ma faim à savoir ce que pensait l'auteur en l'écrivant et quelle en est la signification ?